Par la porte d’à côté…

Une de mes plus grandes déceptions en 13 ans de couverture de l’Impact de Montréal a été de voir de jeunes joueurs Québécois qui ont soulevé de grandes attentes dans les rangs internationaux juniors pour ensuite ne pas connaître de succès à la hauteur de ces attentes une fois rendus chez les professionnels.

Vladimir Édouard, Wyn Belotte, Bernard St-Laurent et j’en passe…

Nous discutions justement de cela, Gabriel Gervais, Guillaume Dumas et moi autour d’un copieux petit-déjeuner dans un restaurant de l’aéroport de Vancouver, au lendemain d’un insipide et soporifique match nul de 0 à 0 entre l’Impact et les Whitecaps au sympathique stade Swangard.

Cette semaine, Massimo Di Ioia un jeune attaquant montréalais qui a joué 24 matchs sur trois saisons avec l’Impact avant de s’évanouir dans la nature écrivait sur sa page personnelle Facebook : « Les obstacles sont ce que tu vois quand tu retires tes yeux de tes objectifs ».

Bien dit!

Quelques jours auparavant, mon collègue Dumas apprenait que Di Ioia était en Caroline du Nord, plus précisément avec l’organisation des Railhawks de la Caroline avec qui il était sur le point de s’entendre pour effectuer un retour dans les rangs pros.

À Cary, l’organisation a confirmé que Di Ioia jouera avec la formation réserve U23 en vue de se joindre à la première équipe en cours de saison.

Ce jeune homme, qui aura 23 ans en juin représentait un des beaux espoirs de l’organisation montréalaise, mais qui n’a jamais éclot. Son stage raté avec l’équipe nationale U20 (rappel : Di Ioia a été écarté du groupe par l’entraîneur Dale Mitchell qui s’est malgré tout honteusement pété la gueule à la Coupe du Monde U20 de la FIFA disputée chez nous en 2007) aurait grandement découragé le joueur québécois, qui ne s’en est jamais relevé.

Jusqu’à ce jour.

« J’ai contacté les entraîneurs (des Railhawks), ils ont aimé ce qu’ils ont vu. Je crois que je possède ce qu’il faut pour jouer à ce niveau et j’ai beaucoup appris de mes expériences passées. Je vais faire du mieux que je peux pour jouer au plus haut niveau possible », m’a-t-il indiqué par courriel, expliquant comment le contact s’était fait avec les Railhawks.

L’Impact est au courant de cette situation. Les entraîneurs Martin Rennie et Marc Dos Santos sont de bons amis et il y a certainement eu des conversations avec Nick De Santis pour savoir si le jeu en valait la chandelle.

Qui aurait-on pu déplacer à Montréal pour faire de la place à Di Ioia. Brown? Sebrango? Byers? Placentino? Je vous laisse le loisir de répondre à cette question. Miser sur Di Ioia est un risque pour la Caroline, mais ce gars possède trop de talent pour le laisser pourrir. Qui sait, Rennie arrivera peut-être à redémarrer un gars qui serait trop content de rentrer à Montréal en MLS s’il arrive à retrouver ses repères pour redevenir le joueur promis qu’on a vu en lui il y a quelques années.

Dans l’espoir de le voir affronter l’Impact en Caroline le 8 août, à défaut de l’apercevoir sur le banc le 30 mai au stade Saputo à l’occasion de la visite des Railhawks, je vous souhaite un excellent weekend!

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Une réflexion sur “Par la porte d’à côté…

  1. ubuntu dit :

    J’ai jamais compris ce qui lui était arrivé. Partant lors de la finale de l’Impact à son année recrue et l’année suivante il a essuyé le banc tout l’année, allez savoir pourquoi?

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